Judaïsme

Judaïsme : Définition, histoire & origine

Dans la culture du Livre, sens étymologique du mot «Bible», le Dieu juif est l’Éternel, tant de l’histoire que de la nature. Ses développements sont d’essentielles et vivantes artères. Modèle du Christianisme et de l’islam, le Judaïsme se distingue par l’absence de clergé hiérarchique. Interprètes des textes, les rabbins ne sont pas des représentants de Dieu, et leur fonction n’est pas sacrée, car pour les juifs la relation avec Dieu est directe.

Religion: croyances et fondements du Judaïsme

Le Judaïsme fut la première religion à enseigner le monothéisme, croyance en un seul dieu transcendant, qu’exprime la prière récitée plusieurs fois par jour comme profession de foi, Shema Israël (premiers mots hébreux de la prière): «Écoute Israël! L’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un. Tu aimeras l’Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force. Les paroles des commandements que je te donne aujourd’hui seront présentes à ton cœur; tu les répéteras à tes fils; tu les leur diras quand tu resteras chez toi et quand tu marcheras sur la route, quand tu seras debout; tu en feras un signe attaché à ta main, une marque placée entre tes yeux, tu les inscriras sur les montants de la porte de ta maison et à l’entrée de ta ville.» (Deutéronome VI, 4-9). Yahvé (qui signifie «il est» en hébreu) est le nom de Dieu le plus fréquent dans la Bible. Il s’écrit encore YHWH, forme consonantique imprononçable, car les Hébreux croyaient à l’interdiction de prononcer le nom sacré de Dieu. Ils évitaient aussi ce sacrilège en l’appelant Seigneur (Adonaï). Yahvé est plein de justice et de rigueur pour Israël, peuple élu de ses enfants.

Peuple élu et morale universelle

Selon la Tradition, la grâce divine s’étend à tous les peuples, mais Dieu a conclu une alliance particulière avec les Hébreux. Ce fait religieux est tout à fait inédit, car jusqu’alors seule l’alliance entre égaux était concevable, c’est-à-dire entre hommes, et non entre les hommes et Dieu. Aussi la vertu religieuse par excellence pour les juifs est-elle la loyauté envers leur allié. Les Hébreux n’ont cependant pas été élus en fonction d’un privilège particulier; ils doivent apporter la parole divine à l’humanité par leur exemple. L’alliance n’est pas pour autant conclue entre Dieu et des individus isolés, mais avec la collectivité entière. Dieu est généreux et supporte le crime, la rébellion et la faute, mais il est d’autant plus sévère avec Israël, et la responsabilité est, à l’origine, collective.

La croyance en la venue d’un Messie (nom signifiant «oint par le Seigneur» et traduit par «christ» en grec) est une source d’espoir pour les juifs: il établira l’ère de la justice et reconnaîtra les droits d’Israël. Mais, selon la croyance en une fin des temps, ce règne de Dieu sera précédé de temps tragiques et douloureux. C’est pourquoi les moments les plus dramatiques de l’histoire du peuple juif ont généralement avivé l’espoir messianique. Mais la foi juive n’a jamais été formulée en un dogme officiel, et ses fidèles ont une latitude considérable en matière de croyance, notamment quant au Messie, à l’attente de temps meilleurs et à l’immortalité.

Le Judaïsme met en effet davantage l’accent sur la conduite que sur l’application précise d’un code religieux. Il est donc difficile de séparer le droit et la morale de la religion: toute faute est plus ou moins un péché. On comprend alors que les lois juives recouvrent tous les domaines de la vie. Le Judaïsme est une religion d’ici-bas. Yahvé règne, et non les rois, et Israël est parfois dénommé «royaume de prêtres». L’objectif est la justice et la paix sur Terre.

Les sources du Judaïsme: Le Livre de la Loi

La principale source de la foi juive est la Bible hébraïque (l’Ancien Testament des chrétiens), qui se compose de 24 livres. La Torah («Loi»), ou Pentateuque, qui comprend les 5 premiers livres, est considérée comme la première révélation, éternellement valable, de Dieu et de sa Loi à l’humanité. Ce sont la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome.

Là, en effet, se trouve le Décalogue (les dix commandements, Exode XX, 2-14), base morale de toutes les autres lois juives et de la morale chrétienne. Les commandements ont été dictés à Moïse sur le mont Sinaï. Ils furent gravés sur deux tables et conservés dans l’«arche d’Alliance» (arche signifie «boîte») jusqu’à la destruction du premier Temple de Jérusalem en 70 après J.-C. Aux deux tables correspondent deux séries de commandements. Sur celle de droite, car l’hébreu se lit de droite à gauche, figurent les devoirs de l’homme à l’égard de Dieu: le monothéisme, le rejet des images et des idoles, l’interdiction des faux serments, l’obligation du sabbat et le respect de son père et de sa mère, conçu ici comme un corollaire de l’amour de Dieu. Sur la table de gauche sont inscrits les devoirs de l’homme envers son prochain: le très célèbre interdit «Tu ne tueras pas», puis «Tu ne commettras pas d’adultère», et l’interdiction du vol, du faux témoignage et de la convoitise. Ces commandements constituent la Loi écrite, fondement du Judaïsme.

Moïse reçut aussi un commentaire avec cette loi écrite, son complément indispensable: la loi orale. Transmise de génération en génération et sans cesse enrichie de nouvelles interprétations, cette loi vivante constitue l’âme vigilante d’Israël, toujours capable de faire face aux situations et aux questions inédites. Au cours des siècles, ces commentaires reçurent toutefois une certaine forme de cristallisation écrite; ce furent successivement la Mishna, le Talmud, puis les Commentaires et les Codes. Ainsi le Judaïsme n’a-t-il jamais cessé d’évoluer.

Le Talmud est le principal élément de la Halakha (qui signifie «manière de marcher»), système des observances rituelles et juridiques du Judaïsme. Elle réglemente le droit civil et pénal, les relations familiales et l’éthique individuelle, mais aussi les responsabilités sociales: l’aide aux nécessiteux, l’éducation et les institutions de la communauté, ainsi que les rites religieux. Mais certaines lois relatives aux sacrifices, à la mortification et aux purifications, autrefois très importantes, n’ont pas été appliquées depuis la destruction du Temple de Jérusalem, en 70 après J.-C.

Rythme et rites de la vie juive

Le sabbat et les fêtes sont observés tant à la maison qu’à la synagogue, institution unique pour la prière et l’instruction, qui a fourni le modèle de l’église chrétienne et de la mosquée musulmane. L’observation du sabbat, jour de repos hebdomadaire, est un commandement.

Le huitième jour après leur naissance, les enfants de sexe masculin sont circoncis, ce qui consiste à trancher la chair de leur prépuce. En hébreu, le mot circoncision signifie «alliance»: cette cérémonie est le signe de l’entrée de l’enfant juif dans l’alliance avec Dieu. Les garçons reçoivent leur nom durant cette cérémonie, et les filles au cours d’un service à la synagogue.

À l’âge de 13 ans, le garçon est jugé mûr pour entrer dans la communauté religieuse adulte. Il fait alors sa bar-mitsva (signifiant «fils de la bonne action»), cérémonie où il doit lire à haute voix et sans erreur un passage de la Bible au cours d’un office. Une cérémonie analogue pour les filles (bat-mitsva) est une innovation récente. Quelque peu plus ancienne est la cérémonie de confirmation, introduite pour les deux sexes par le Judaïsme réformé et concernant généralement une promotion scolaire.

L’étude comme la prière quotidienne sont au nombre des rites religieux individuels. Les juifs récitent aussi de nombreuses bénédictions en remerciement de l’origine divine de toute chose. C’est le cas, en particulier, avant et après les repas, avant la lecture de la Loi, au retour d’un voyage, lors de l’acquisition d’un nouveau vêtement ou à la vue d’un spectacle (l’arc-en-ciel par exemple).

Signes et prescriptions de la pratique juive

Les prescriptions alimentaires sont encore communément observées. Le terme kacher («licite, conforme») désigne la nourriture propre à la consommation pour les juifs. Il leur est, en effet, interdit par la Bible de manger certains animaux, les autres devant être abattus et accommodés selon des règles précises.

Parmi les objets-signes, on distingue les tefillin, ou phylactères, que les hommes pratiquants portent lors des prières du matin. Il s’agit de deux petits étuis en forme de cubes, contenant des passages de la Bible et que l’on fixe en haut du front, sur le bras gauche ou contre le cœur. Les hommes portent aussi le châle de prière (talith), comme aux jours de fête et au sabbat. Ce châle est blanc, bleu et blanc, ou noir et blanc, et se prolonge en quatre franges de lin. Les juifs qui respectent la tradition fixent encore sur les montants de leurs portes une mezouza, petite boîte renfermant un rouleau de parchemin qui contient des passages de la Torah. Partout dans le monde, la coutume prescrit de se couvrir la tête en signe de crainte de Dieu et de reconnaissance de sa présence. Aussi les juifs portent-ils la kippa (calotte) ou un chapeau.

Des deux symboles qui caractérisent le Judaïsme, l’un est très ancien et l’autre récent. Le chandelier à sept branches, la menora, est déjà décrit dans la Bible. C’est un objet de culte, à la fois symbole national et religieux. De date récente (XIXe siècle), l’étoile de David, à six branches et constituée de deux triangles opposés et entrelacés, était à l’origine étrangère au Judaïsme. Elle fut utilisée comme signe infâme d’appartenance au peuple juif par les nazis. L’État d’Israël l’a reprise dans son drapeau.

De nombreuses fêtes au calendrier juif

Le calendrier religieux juif, d’origine babylonienne, compte 12 mois lunaires, soit environ 354 jours. Au cours d’un cycle de 19 années, on ajoute six fois un treizième mois afin de faire coïncider ce calendrier avec l’année solaire. Le jour se déroule de coucher du soleil à coucher du soleil, comme les fêtes, suivant en cela l’ordre de la Création.

Les jours fériés et les fêtes prescrits dans la Torah sont répartis en deux séries: les deux jours de «solennité austère» et les fêtes joyeuses. Le Nouvel An (Rosh ha-Shana), à l’automne, inaugure dix jours d’examen moral personnel, clos par le jour de l’Expiation, ou Grand Pardon (Yom Kippour), le plus saint du calendrier juif: des lamentations (prières et pénitence) doivent purifier le croyant à son entrée dans la nouvelle année. Parmi les fêtes joyeuses, la Pâque (Pesah) commémore la sortie d’Égypte et l’exode dans le désert du Sinaï. Cinquante jours plus tard est fêtée la Pentecôte (Shavouot), en souvenir du don du Décalogue. À cette occasion, une nuit entière d’étude est organisée.

D’autres célébrations datent d’après l’Exil. À la fête des Lumières (Hanoukka), un chandelier est allumé huit jours durant en hommage à la libération du Temple de Jérusalem par Judas Maccabée. Les réjouissances populaires et les déguisements de la fête des Sorts (Pourim) célèbrent la délivrance des juifs de Perse, sauvés grâce à la reine Esther. En revanche, le jeûne du Ticha be-Ab (le 9 du mois d’Ab) commémore les deux destructions du Temple.

Les coutumes juives relatives au mariage, à la mort et au deuil sont caractéristiques, mais on peut les comparer à celles d’autres cultures. La récitation du kaddish par les parents des défunts remonte au Moyen Âge. Elle-même bien plus ancienne, cette bénédiction rituelle exaltant la sainteté du jour était, à l’origine, la conclusion d’un sermon. L’esprit de cette prière rappelle le Notre Père des chrétiens. Après les événements tragiques de la Ire croisade, les juifs d’Europe centrale, puis ceux d’Europe de l’Est, introduisirent un service commémoratif à l’occasion du Yom Kippour et d’autres fêtes. Dès lors, ils célébrèrent aussi l’anniversaire de la mort des parents.

Excepté ces moments d’exaltation mystique, la vie des Juifs manifeste une certaine continuité durant la période du ghetto, du XVIe au XIXe siècle. Le ghetto maintenait par son autonomie religieuse, culturelle et parfois administrative la cohésion de la communauté.

Mais, progressivement, au XVIIe siècle puis au XVIIIe siècle avec la philosophie des Lumières, s’ouvrit bientôt le débat sur l’amélioration de la situation politique des Juifs, qui conduisit à leur émancipation sous l’influence des révolutions française et américaine. Bien que l’évolution fût lente et décevante dans les pays germaniques, et quasi inexistante en Europe de l’Est et dans les pays musulmans, ces idées nouvelles se propagèrent dans toute la communauté juive. Partout où les Juifs accédaient à la citoyenneté, les institutions communautaires perdaient de leur autorité. En Russie, elles furent dissoutes par décret gouvernemental en 1844. Échappant désormais à la discipline de la communauté et troublés par le nouvel ordre social et intellectuel, les Juifs s’interrogeaient sur leur place dans le monde moderne.

Une réponse fut fournie par la Haskala, qui cherchait à apporter le savoir et les idées modernes à un vaste public juif en utilisant des textes en hébreu moderne. Moses Mendelssohn en fut le pionnier dans le Berlin du XVIIIe siècle. Son programme, qui consistait à associer l’enseignement moderne à la pratique orthodoxe stricte, resta sans effet. Ses efforts conduisirent plutôt à l’assimilation, voire au baptême chrétien en vue de la promotion sociale. La Haskala porta plus de fruits dans le sud de la Pologne (Galicie), où elle se manifesta par un renouveau de l’étude de l’histoire et de la littérature juives utilisant des méthodes modernes de critique, la «science du Judaïsme; ce mouvement se poursuivit en Allemagne avec un grand succès.

En Russie, une tentative similaire d’assimilation sous le slogan «Être un Juif chez soi et un homme partout ailleurs», échoua en raison de la politique violemment antisémite du gouvernement. À sa place se développa un mouvement nationaliste juif, qui s’exprima d’abord en hébreu, plusieurs décennies avant l’avènement du sionisme politique. Dans les centres urbains, un mouvement socialiste juif vit bientôt le jour. Ses membres s’exprimaient en yiddish, langue populaire judéo-allemande.

De nouvelles formes d’organisation de la synagogue et de la communauté juive, essentiellement spontanées, virent le jour au XIXe siècle. Les anciens établissements d’enseignement rabbinique (yeshivot) limitèrent l’enseignement au Talmud et à ses commentaires. On fonda des séminaires rabbiniques modernes, où les étudiants devaient apprendre l’histoire et les traditions juives, et obtenaient un diplôme universitaire. Des œuvres majeures furent écrites sur la théologie juive qui témoignent de l’influence de la philosophie de Kant.
Un phénomène radicalement nouveau fut l’apparition de mouvements orientés vers une appréhension laïcisée de la vie des Juifs, refusant plus ou moins totalement la religion et trouvant un substitut dans les activités politiques et culturelles. D’ailleurs, les Juifs de toutes opinions, et notamment ceux de la tendance orthodoxe en Europe occidentale, étaient d’ardents patriotes dans leurs pays respectifs. Tous furent profondément influencés par le libéralisme du XIXe siècle: ils étaient en général optimistes, universalistes et convaincus de la réalité du progrès.

Au-delà de la Catastrophe, un Judaïsme bien vivant

Le choc fut d’autant plus rude lorsqu’il devint clair que l’oppression officielle et la haine se généralisaient en Europe de l’Est, et que l’antisémitisme prenait également de l’ampleur en Occident. Les penseurs juifs affichèrent alors un sens toujours plus aigu du tragique de la vie humaine.

Quant à la tendance nationaliste juive, elle se concrétisa dans le sionisme, dérivé de «Sion», qui désigne à la fois Jérusalem, la terre et le peuple d’Israël. Contesté, à l’origine, par de nombreux chefs religieux de toutes tendances et par les socialistes juifs, le sionisme trouva dans le cours des événements la justification de son projet.

Le génocide des Juifs d’Europe par les nazis, pour des motifs racistes bien plus que religieux, et par les moyens les plus cruels tels que les chambres à gaz, provoqua la mort de 6 millions de personnes, soit un tiers de la population juive. Les Juifs désignent ce terrible événement par le mot hébreu shoah («catastrophe»), de préférence au terme holocauste, à connotation trop religieuse. Ainsi, la communauté juive internationale porte un intérêt quasi unanime et accorde son soutien à l’État d’Israël.

Les Lumières et la nouvelle «science du Judaïsme, ainsi que le souci de combattre une indifférence croissante et les conversions au Christianisme, entraînèrent des tentatives de révisionnisme religieux. Les premières réformes conféraient plus d’attrait à l’office à la synagogue, par la lecture du service dans la langue du pays, avec orgue et chœurs, et la réintroduction du sermon. Ces changements suscitèrent l’opposition des orthodoxes et, dans certains cas, l’intervention des gouvernements. Bientôt beaucoup plus radicaux, les réformateurs (ou libéraux) réfutèrent l’interprétation littérale des Écritures et l’autorité de la Halakha. Ils élaborèrent un dogme de la Révélation progressive du message divin, du peuple juif à l’humanité tout entière, rejetant les prières traditionnelles qui demandaient le retour à la terre d’Israël et le rétablissement des sacrifices. À l’attente d’un Messie ils substituèrent la vision d’un âge messianique de fraternité et de paix. À la place de la résurrection des corps, ils enseignaient l’idée d’une immortalité purement spirituelle. Modifiant les pratiques traditionnelles, ils en introduisirent de nouvelles, telles que la confirmation. Ils affirmaient aussi l’égalité des femmes en matière religieuse.

Tout au contraire, les traditionalistes juifs revendiquent une Halakha immuable. Opposés à toute assimilation, ils suivent notamment la Loi juive, selon laquelle les mariages mixtes ne sont pas valables. Pour des raisons politiques, le Judaïsme en Israël revêt une forme particulièrement rigide, surtout lorsqu’il s’agit de la célébration des mariages et de l’aumônerie militaire, bien qu’une grande partie de la population soit éloignée de la religion officielle. La tendance traditionaliste connaît aussi, partout ailleurs, un regain de dynamisme.

Les mouvements modernistes, dont l’Allemagne fut le berceau, n’eurent qu’un succès limité en Europe mais connurent un essor considérable en Amérique du Nord. Les réformateurs y sont en effet puissants, à côté d’un mouvement conservateur qui partage une théologie analogue mais n’a introduit que des modifications limitées dans les pratiques traditionnelles. Cette tendance récuse les excès des réformés et des traditionalistes, tout en s’adaptant à la modernité dans le respect de la Loi écrite et orale. Aujourd’hui, les États-Unis comptent plus de 600 synagogues «conservatrices». Répandus en Amérique latine, en Afrique du Sud, en Australie et en Israël, les termes de «réformistes», «libéraux», «progressistes», «traditionalistes» et «révisionnistes» sont utilisés avec diverses nuances de sens. Tous désignent, cependant, les versions non orthodoxes de la religion juive.

Dans les pays qui constituaient l’URSS, l’autoaffirmation du peuple juif, après une longue et sévère répression, a connu un regain extraordinaire et entraîné une émigration massive vers l’État d’Israël. Les institutions religieuses du monde occidental sont aujourd’hui prospères, malgré une certaine désaffection (les mariages mixtes s’élèvent à plus de 50 % en France et aux États-Unis) et une baisse considérable de la natalité: le nombre des pratiquants a connu une augmentation spectaculaire après la Seconde Guerre mondiale, et les synagogues se sont multipliées. À la suite d’une longue période de déclin, le renouveau de l’orthodoxie juive est certain, et les groupes modernistes attachent plus d’importance aux traditions et aux cérémonies.

Une Réponse à “Judaïsme”

  1. gurfi dit :

    destruction du 1er temple de jerusalem: 587 avant l’ère chrétienne par Nabuchodonosor ( roi de Babylonie) .
    destruction du 2e temple par les romains en 70
    il n’y a pas de profession de foi chez les juifs ( à la différence des chrétiens)

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