Mullah Muhammad ‘Omar Moudjahid

Chapitre ICadre familiale et naissance

L’Emir-ul-Mumineen Mulla Muhammad Umar Mujahid vient d’une famille respectée de savants religieux.
Sa famille est célèbre pour les services religieux qu’elle a rendus durant des siècles.
Son nom complet est Muhammad Umar Moujahid bin Maulwi Ghulam Nabi Akhwand bin Mulla Muhammad Rasool Akhwand bin Mulla Muhammad Ayaz Akhwand.
Il vient d’ une branche bien connue de la tribu de Hootak, qui habite à Qandahar depuis environ cent ans. Mulla Muhammad Omar est né en 1960 dans le village de ‘Noori’ dans la province de Qandahar. Qandahar était la capitale du Subcontinent indien lorsqu’ il était gouverné par le grand conquérant moujahid afghan Ahmad Shah Abdali. Le père de Mulla Umar, Maulwai Ghulam Nabi, était un savant religieux et Imam d’une mosquée à Noori.
Ses prédécesseurs vivaient dans la province de Zabul, dans les régions de Shakay et Beyrouth, où, aujourd’hui encore, un ruisseau porte le nom d’un ancêtre respecté de Mulla Umar.
La famille de Mulla Umar engendra des savants religieux à chaque génération, qui ont rendu des services innombrables à l’Islam pendant des siècles.
Sa famille est bien connue pour avoir une grande ferveur envers l’Islam.

Presque tous ses prédécesseurs étaient des savants religieux qui rendaient des services dans les provinces méridionales de Qandahar, Zabul et Uruzgan.
Le peuple afghan consultèrent ses aînés durant des siècles, cherchant conseils sur des questions religieuses, économiques et sociales.
Orphelin à trois ans

Mulla Omar avait tout juste trois ans quand son père, Maulwi Ghulam Nabi Akhwand, mourut âgé de quarante ans.
Il était le seul enfant de ses parents.
Son jeune frère et ses trois soeurs aînées étaient tous morts en bas âge. Après le décès de son père, il devintt non seulement un orphelin mais également le seul enfant de sa mère.
Qui aurait pu penser à ce moment-là que ce pauvre garçon finirait par devenir l’Emir-ul-Mumineen de l’Afghanistan et un symbole de courage, de valeur, de patience, d’humilité et du Jihad dans le chemin d’Allah (Subhana Wa Ta’ala)?
Après la mort de son père, son oncle paternel le plus âgé, Maulwi Muhammad Anwar, épousa sa mère et resta le chef de famille.
Allah (Subhana Wa Ta’ala) donna à la famille trois fils et quatre filles, qui sont encore vivants et font le Jihad dans le chemin d’Allah (Subhana Wa Ta’ala).
Un de ses frères fut martyre en 1998 quand une énorme bombe explosé devant son bureau à Qandahar.

C’était une tentative d’assassinat organisée par la CIA et par le commandant de l’alliance du nord, Ahmad Shah Masood, qui par la volonté d’Allah (Subhana Wa Ta’ala), fut assassiné le 9 septembre 2001.

Les autres oncles paternels de Mulla Umar sont Haji Mulla Muhammad Hanafiyyah Akhwand, Haji Mulla Muhammad Jumma Akhwand et Haji Mulla Muhammad Wali Akhwand. Tous ses oncles sont connus pour avoir une grande crainte envers Allah (Subhana Wa Ta’ala) mais Mulla Wali Muhammad Akhwand est respecté pour ses nombreuses prières et rappels d’Allah (Subhana Wa Ta’ala).
Tous les membres de sa famille vivent sous le même toit avec amour et unité. Tous les jeunes hommes de la famille participent au Jihad et sacrifient leur vie et leurs biens pour débarrasser le monde de l’incrédulité et du mal.
Education islamique

Mulla Umar reçut sa première éducation de son généreux tuteur, beau-père affectueux et oncle généreux, Maulwi Muhammad Anwar, qui était un savant religieux et Imam d’une mosquée dans la région de Beyrouth de la province d’Uruzgan où il enseigna à de nombreux d’étudiants religieux. Il étudia aussi le Quran, les Hadith et le Fiqh avec beaucoup de savants dont les noms ne sont pas connus. Durant une certaine période il étudia également avec son autre oncle, Mulla Muhammad Jumma Akhwand.

Maison de famille, terre et domaine

La famille de Mulla Muhammad Umar, une famille de disciples tribaux, ne s’est jamais attachée aux bienfaits de ce monde. Ils choisirent plutôt de dévouer toute leur vie à la propagation de l’Islam et dans la communication de la connaissance religieuse. Leurs vies sont un symbole vivant de patience et de gratitude envers Allah (Subhana Wa Ta’ala). Le soutient du nom de l’Islam et la loyauté envers ses lois étaient des buts qui passaient avant les gains matériels. Les richesses matérielles n’ont jamais pu affaiblir leur résolution. Et c’est en raison de ce détachement des luxes et de la vie de ce monde que ni Mulla Umar ni aucun de ses oncles n’ont jamais possédé de maison, ni de terre ou de domaine.

A 18 ans ils se dirigent vers le champ de bataille

C’était en 1978 (1398 après l’hégire), Mulla Umar étudiait le programme du plus haut niveau de l’école Hanafi, ‘l’Hidayah’, quand l’Afghanistan fut prise d’assaut par les agresseurs communistes, suivis de l’armée rouge soviétique en décembre 1979.
Des milliers de jeunes musulmans ayant la crainte d’Allah (Subhana Wa Ta’ala) et l’honneur décidèrent de s’opposer à l’insurrection rouge. Parmi ces soldats d’Allah (Subhana Wa Ta’ala) il y avait un jeune homme énergique guère âgé de plus de dix-huit ans: Mulla Muhammad Omar.
Plein de ferveur et d’amour religieux envers l’Islam, il prit les armes et se diriga vers le champ de bataille. Malgrès sa jeunesse, il s’élança vers les mécréants et terrorisa leurs rangs.
Il était résolu à rétablir le devoir oublié du Jihad qu’Allah (Subhana Wa Ta’ala) et son prophète Muhammad (alayhi salat wa salam) aimaient tant et dont la vraie signification avait été oubliée par la Ummah musulmane.

Il participa activement au Jihad dès le début et ce fut à ce moment là que les bases du mouvement islamique des Talibans et de l’Emirat islamique d’Afghanistan furent créées, et ils devaient servir de source de lumière, d’espoir et de vie pour la Ummah musulmane déprimée noyée dans l’obscurité de l’apathie. C’était, en effet, le commencement de la Renaissance islamique. Blessures reçues à Uruzgan pendant le Jihad

Au début du Jihad contre les communistes et les Russes, il combattait les ennemis d’Allah (Subhana Wa Ta’ala) dans la zone de Beyrouth de la province d’Uruzgan. Un jour; alors qu’il était en train de détruire les rangs des envahisseurs mécréants, il reçut de sérieuses blessures à deux occasions.
La première fois c’était quand sa jambe fut profondément blessée par un éclat d’obus et la deuxième fois c’est lorsqu’on lui tira dessus et son corps fut criblé de balles. Il reçut un traitement médical pour les blessures infligées à son corps, mais malgrès ses blessures sa volonté incessante de faire le Jihad contre les forces de Satan était toujours présente.

Il retrouva la santé peu de temps après, par la grâce d’Allah (Subhana Wa Ta’ala), et fut de retour sur le champ de bataille pour dévaster les ennemis d’Allah (Subhana Wa Ta’ala).Sa bravoure et sa vaillance remplissaient les ennemis de terreur et ses attaques incessantes contre les communistes donnèrent l’alarme. Son oncle expérimenté et perspicace anticipait les plans et la conspiration des communistes et lui conseilla de déplacer le centre de ses opérations de guérillero vers la zone sud-ouest de Panjwai.
Une autre raison de choisir ce secteur était que la route Qandahar-Herat traversait cette zone et était une voie d’approvisionnement cruciale pour les communistes. Cette route à grand trafic était une excellente cible pour des activités de guérillero, ainsi Mulla Umar déplaça son unité de Moujahideen à Panjwai.
Son excellence en tant que chef, sa compétence comme tacticien et son absence de crainte sans égal l’incitaient à émerger en tant que commandant exemplaire des guérilleros. Ses camarades Moujahideen l’admiraient pour ses humbles manières, ses bonnes façons et sa virtuosité, et les Afghans opprimés l’adoraient parce qu’ il était un homme honnête et généreux. D’ autre part, sa présence était un cauchemar pour les communistes et les Russes.
Il visitait ses parents occasionnellement à Uruzgan pendant cette période de Jihad.
Blessé pour la troisième fois

C’était durant la période où il combattait les Russes dans le secteur de Sangsar qu’il fut grièvement blessé pour la troisième fois, dans un affrontement intense avec les Soviétiques. Cette fois-ci ilsacrifia son oeil droit dans le chemin d’Allah (Subhana Wa Ta’ala).
Ses compagnons dirent qu’il fut transporté dans un hôpital de Quetta, au Pakistan, à cause de la gravité ses blessures.

Après une opération chirurgicale, Les médecins lui conseillèrent de faire le Tayammum (ablutions sans eau) au lieu de faire le Wudu (ablution avec de l’eau) parce que l’eau pourrait aggraver ses blessures. Allant contre les conseils des médecins, il continua de faire les ablutions et ne pria jamais sans le Wudu.

Il disait : « Il est impossible que je cesse de faire le Wudu pour des blessures aussi mineures. » Au 16ème tir du RPG, il prend feu

Les compagnons de Mulla Umar étaient les commandants en chef des Talibans, il y avait en premier lieu, le Shahid Mulla Muhammad (RAhimahullah), le Shahid Mulla Naik Muhammad (RAhimahullah), le Shahid Mulla Borjan (RAhimahullah) et les célèbres commandants Mulla Bradar, Mulla Yaranah, Mulla Ubaidullah et Mulla Akhwandzadah. Il était à ce moment-là associé au groupe de Maulwi Nabi Muhammad, Harakat-ul-Inqelab-al-Islami. Ils étaient les commandants local et tireurs du groupe avec le RPG-7 (arme antichar).

Se rappelant de cette époque, un de ses vieux amis décrit une rencontre avec un blindé russe. Il était dans la zone de Panjwai où les Moujahideen sous le commandement de Mulla Umar combattaient les Russes. Un des chars russes était caché et avait infligé des dommages substantiels aux Moujahideen. Ce tank fit martyres de nombreux Moujahideen et leur imposait une pression considérable. Le tank avait été mis en place avec une telle compétence qu’il en était fatal aux Moujahideen qui étaient visés. Afin d’éliminer cet obstacle et d’assurer la sécurité de ses camarades Moujahideen, Mulla Umar releva le défi. Armé d’un lanceur RPG et de munitions, il se déplaca vers un endroit d’où il pourrait attaquer le blindé qui menaçait. Il tira des fusées contre le tank et enfin, au seizième tir du RPG, par la volonté d’Allah (Subhana Wa Ta’ala) il prit feu.

Voyage avec le monde pendant le Jihad

Durant le Jihad ni Mulla Umar ni aucun des membres de sa famille n’est allé au Pakistan, en Iran ou n’importe quel autre pays. Ils restèrent fermes et choisirent de défendre leur foi et leur honneur au coût de leurs vies et richesses. Sur les montagnes rugueuses ils prirent position et de là ils attaquaient l’ours soviétique rouge. Pendant 14 ans de Jihad contre les Russes et après leur défaite, Mulla Umar voyagea rarement en dehors de l’Afghanistan excepté pour recevoir un traitement médical dans la ville frontière de Quetta. C’était courant chez les commandants afghans d’aller au Pakistan chaque année et d’apprécier les luxes de la vie en ville tandis qu’ils consultaient leurs gouvernements et recevaient de l’aide.

Mulla Umar, au contraire, ne fit jamais de tels voyages, cela le sauva probablement de l’influence et du préjudice étrangers. Étant un commandant de bas niveau, les besoins de son unité était remplis localement et n’avait pas besoin de son absence du champ de bataille. Ceci s’est avéré être vraiment salutaire pour le futur de l’Islam et du Jihad. Heureusement pour la Ummah musulmane, durant toute sa vie il fut exposé à seulement deux éléments: l’éducation islamique pure et la pratique du Jihad dans le chemin d’Allah (Subhana Wa Ta’ala). Ces quatorze années exemplaires de sa vie d’intention, de courage, de vigueur et de persévérance dans le chemin d’Allah (Subhana Wa Ta’ala).

Allah (Subhana Wa Ta’ala) a voulu pour lui une vie à la campagne remplie de connaissance islamique et une vie aux champs de bataille du Jihad. Le Tout-puissant ne l’exposa jamais au monde extérieur rempli d’avarice, d’égoïsme et de corruption. Il était doué d’une vraie compréhension de l’Islam et de la Shariah (lois islamiques), qui, mis en application, transformèrent l’Afghanistan déchiré par la guerre en exemple de la société islamique du temps de la vie du prophète Muhammad (alayhi salat wa salam) et de ses compagnons.

Mariage et retour à l’éducation

Après la défaite et l’évacuation des forces Soviétiques d’Afghanistan, Mulla Umar retourna à ses études religieuses. D’une façon simple et silencieuse, il se maria à l’âge de 31 ans. Allah (Subhana Wa Ta’ala) l’a béni de deux fils, Yaqoub et Idris.
Son fils Yaqoub trouva le martyre dans le bombardement barbare récent des Américains sur Qandahar.
Tandis que les commandants Moujahideen se lançaient dans une lutte de pouvoir pour Kaboul, il commença à enseigner à la mosquée locale.
Epoque post-communiste

Au fil du temps, l’ère post communiste en Afghanistan vit encore plus de destruction et d’oppression perpétrées par les prétendus chefs Moujahideen. Alors que la situation de la loi et de l’ordre se détérioraient, que l’honneur et les biens de l’homme du commun devenaient bien peu sûrs, les Afghans étaient consternés par les commandants assoiffés de pouvoir. La plupart de ces commandants étaient des communistes qui s’étaient infiltré dans les rangs des Moujahideen pour tirer profit de leur succès. C’était la loi du plus fort et le faible n’a personne vers qui se tourner pour demander justice. L’honneur et la chasteté des femmes qui n’étaient en sécurité ni chez elle ni à l’extérieur. Des femmes malades étaient enlevées des hôpitaux et on ne les revit plus jamais.

Les parents passaient leurs jeunes fils en contrebande au Pakistan juste pour les sauver des commandants pédophiles.

Le gouverneur de Qandahar, Gul Agha, épousa un garçon lors d’un mariage bien établi et rendu public. A chaque kilomètre un poste de contrôle d’un commandant dépouillait les gens de leur vie et de leur honneur. Le vol et le pillage étaient banals. La vie humaine était devenue si bon marché que les gens se tuaient pour des problèmes mineurs. Les maisons et les entreprises étaient pillées et incendiées. La terre d’Allah (Subhana Wa Ta’ala) était ravagée et pillé; il n’y avait aucune paix et tous les espoirs de tranquillité étaient perdus. Alors il semblait que le sang des Martyrs et les fruits du Jihad allaient être perdus. Le récit suivant a été reçu d’une source fiable et il dévoile le visage satanique des commandants à l’époque post russe en Afghanistan:
Un homme voyageait dans la province de Qandahar quand il fut arrêté à un point de pillage installé par un commandant communiste. Quand le pauvre homme fut harcelé pour de l’argent, il demanda aux hommes du commandant pourquoi ils le pillaient et si Allah (Subhana Wa Ta’ala) et son prophète Muhammad (alayhi salat wa salam) leur avait permis d’agir ainsi. Ils lui dirent qu’ils demanderaient à Allah (Subhana Wa Ta’ala) et à Muhammad (alayhi salat wa salam). Il fut conduit à l’intérieur du poste de contrôle et un des harceleurs s’adressa à un homme satanique rasé comme s’il s’adressait à Allah (Subhana Wa Ta’ala) et lui demanda s’il lui avait donné la permission de piller le pauvre homme. L’homme répondit oui. Alors il s’adressa à un autre homme laid et rasé comme s’il s’adressait au prophète Muhammad (alayhi salat wa salam), qui lui donna également son accord. Alors les hommes du commandant dirent au malheureux homme de donner son argent car il avait été témoin qu’Allah (Subhana Wa Ta’ala) et le prophète Muhammad (alayhi salat wa salam) confirmaient leur demande.

Le début du mouvement islamique des Talibans

Le coeur de Mulla Muhammad Umar saignait quand il voyait la misère des Afghans. C’était insupportable pour lui de s’asseoir dans sa mosquée et d’enseigner tandis que la terre du Jihad s’était transformée en enfer pour son peuple. L’Islam étaient repoussé du pied et mis de coté par les commandants et la sainteté des musulmans était déchirée. L’Afghanistan brûlait et l’occident s’y réchauffait les mains.

C’était en 1993-94, à l’âge de 33 ans que Mulla Muhammad Umar Mujahid, avec un groupe d’environ 15 à 30 étudiants religieux, commencèrent le Tehreek-al-Islami-at- Taliban (le mouvement islamique des Talibans). Ils attaquèrent les postes de contrôle des commandants locaux à Qandahar et après les avoir sécurisés, ils prirent la ville qui était à la frontière de Spin Boldak lors d’une étonnante opération. Après sécurisation du secteur, à l’intérieur et autour de Qandahar, ils mirent en application les lois de la Shariah et chassèrent les communistes hors de la province. D’autres étudiants les rejoinirent et le peuple fit bon accueil aux Talibans partout où ils allèrent. Les opprimés des autres provinces les invitèrent et les Talibans répondirent à leurs demandes. Les Talibans prirent les provinces de l’Afghanistan l’une après l’autre y appliquant la Shariah, y restituant la paix et l’ordre.
En 1996, les Talibans prirent la ville de Kaboul et Mulla Muhammad Umar fut unanimement accepté comme ‘Emir-ul-Mumineen (chef des croyants) de l’Afghanistan. C’est ainsi que l’Emirat islamique d’Afghanistan nacquit.

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